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Salles de sport fermées : CrossFit Bumblebees attend son envol

La salle bisontine CrossFit BumbleBees, actuellement fermée, fait face aux décisions du gouvernement tout en assurant l’échange avec leurs adhérents.

Par Alvin Badila-Milandou
Publié le 5 décembre 2020 à 10h00 | Dernière mise à jour le 30 juin 2021 à 20h49
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CrossFit Bumblebees, la salle bisontine dédiée au Crossfit, située 41 rue Thomas Edison, subit actuellement la fermeture de ses locaux. Le propriétaire Geoffrey et son associée Emilie font face aux décisions du gouvernement tout en continuant d’assurer l’échange avec leurs adhérents.

CrossFit Bumblebees, anciennement CBox, est une salle spécialisée en Crossfit. Ce programme regroupe plusieurs activités physiques et sportives. Il inclut la musculation, la gymnastique et l’haltérophilie, et permet de travailler l’endurance, la force et l’aérobie. Patrick Boillin, fondateur de Liberty Gym et propriétaire de la salle CBox, a décidé de fermer cette dernière après avoir fait face à des problèmes judiciaires. A la suite de cette décision, Geoffrey et Emilie se sont associés et ont repris le local laissé vacant. Les nouveaux responsables ont racheté le bail et forment alors CrossFit Bumblebees.

Un seul mot d’ordre : indépendance !

En devenant associés, Geoffrey et Emilie ont pour objectif de sortir du joug et de la désorganisation du groupe Liberty Gym. Ils redémarrent à zéro, et obtiennent la certification level one pour pouvoir pratiquer le Crossfit et annuler tous les anciens contrats. Les adhérents souhaitant continuer doivent alors se réinscrire. Sur 230 personnes, seulement 80 ont procédé à cette étape. Leur situation d’indépendance leur est bénéfique : ils gèrent la trésorerie eux-mêmes et prennent leurs propres décisions. Les deux responsables peuvent aussi bien connaître leurs adhérents et sont donc plus à l’écoute de leurs demandes.

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Fermée, la salle a dû se réinventer

Pour les mois où la salle a été fermée, trois options ont été proposées : maintenir, réduire, ou suspendre l’abonnement. Juste avant la fermeture, la salle affichait un nombre de 115 adhérents. Sur ces 115, seulement 10 ont suspendu leur abonnement. Cette confiance accordée se retrouve également avec le propriétaire qui, en ces temps de crise, a fait des gestes commerciaux pour la location de la salle. Le plan d’action initialement prévu a été ralenti par la fermeture. Les gérants n’ont toujours pas eu la possibilité de se retirer un salaire depuis l’ouverture de la salle.

Depuis la fermeture de leurs locaux, un groupe privé Facebook a été créé. Chaque jour, une, deux voire trois séances de sport sont publiées pour les adhérents. Le click and collect est également possible afin de récupérer des compléments alimentaires.

Les décisions du gouvernement discutées

Avec un espace de 800m2, un marquage au sol, une désinfection complète et des douches et vestiaires fermés, les deux associés ne comprennent pas les décisions du gouvernement. “Quitte à subir des contrôles récurrents, on pourrait nous laisser ne serait-ce qu’accueillir une personne par heure. Mais il ne nous laisse pas le choix” estime Emilie. “Les coachs indépendants peuvent faire du coaching à domicile, mais nous, on ne peut accueillir personne. C’est inadmissible. On est les seuls établissements avec les bars et les restaurants à pouvoir gérer les parcours, accueillir un nombre de personnes précis, ou même fonctionner par réservation. Je ne comprends pas pourquoi on nous pénalise.”



Par Alvin Badila-Milandou

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