Lundisik
Le rendez-vous musical de La Loop

Lundisik / Courtney Barnett, l’avenir du rock est bien là

Louise Jeannin
Le 1 février 2021 à 12h00, mis à jour le 7 avril 2022 à 21h35

Branche ta Fender parce que la Loop te présente un prodige du rock'n roll, l'auteure-compositrice et interprète australienne Courtney Barnett. Un rock pur et dépouillé comme on n'en fait plus (ou presque). Soupçonnée d'être la fille cachée de Kurt Cobain et Patti Smith, la jeune australienne sait comment nous laisser entrer dans son univers spécial.

Un look garçonne, des cheveux en bataille, discrète, et pourtant elle affiche une certaine assurance et un style bien à elle. Des désirs vite contrariés comme celui de devenir joueuse de tennis professionnelle ou encore réalisatrice de cartoons. Elle se rattrape sur ses pochettes d’albums qu’elle décore de ses traits noirs, fins, quelque peu enfantins. Une songwriter très douée, aux textes sarcastiques sur son quotidien, sa vie, ses doutes et parfois même la morosité de son enfance passée dans la banlieue de Sydney. Le tout avec de l’autodérision et de l’ironie. « Courtney Barnett ne le sait pas encore mais elle va sauver le rock’n roll » titrait les Inrockuptibles il y a deux ans. Des influences allant de Nirvana à Jimi Hendrix en passant par Lou Reed et Patti Smith, en particulier pour sa voix traînante. Elle sort un double EP en 2013, A Sea of Split Peas regroupant ses deux premiers : I’ve Got a Friend Called Emily Ferris (2012) et How to Carve a Carrot into a Rose (2013). Sur les douze titres, aucun n’est à jeter. Son titre Avant Gardener est certainement un de ses plus gros succès, un bon rock garage aux allures pop-folk. Dans le même temps, elle créée son propre label Milk! Records. Ce dernier abrite de nombreux artistes, notamment sa compagne, la brillante Jen Cloher.

Sometimes I sit and think and sometimes I just sit (2015)

Un contrat rempli avec son premier album Sometimes I sit and think and sometimes I just sit. Des sonorités diverses et variées laissant transparaître une fougue juvénile, comme dans Pedestrian At Best. Des sons nonchalants comme An Illustration of Loneliness. Sans oublier le titre Small Poppies et le magistral Kim’s Caravane, teintés de blues. Un pur bonheur pour nos oreilles.

Tell Me How You Really Feel (2018)

Un second album qui n’atteint peut-être pas des sommets, si on le compare au précédent, mais qui nous montre que nous avons affaire à des morceaux indie rock toujours aussi savoureux. La brunette australienne met en avant une certaine mélancolie notamment dans Sunday Roast. D’autres titres sont plus « agressifs » comme I’m Not Your Mother, I’m Not Your Bitch. Sans compter la ballade folk sentimentale de Need A Little Time, qui laisse entrevoir la vulnérabilité et la sensibilité de la chanteuse.

Des collaborations prometteuses

Eh oui, Courtney Barnett sait mêler son talent à d’autres. En 2017, elle sort un album Lotta Sea Lice avec Kurt Vile -véritable prodige folk. Probablement l’un des plus gros duos de l’histoire du rock…

Aux côtés de la chanteuse new-yorkaise Lætitia Tamko alias Vagabond, Courtney Barnett et cette dernière enregistrent leur version de la ballade folk de Tim Hardin, Reason To Believe. Un peu de douceur dans ce monde de brutes !



Louise Jeannin

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