Portraits

Spotlight entre lightpainting et scénographie lumineuse et vidéo

Spotlight est un collectif créé en 2009 par Clak et Noodle, le groupe d’artiste inspiré par l’art urbain qui a commencé par du lightpainting mais aussi du Vjing et du mapping vidéo.

Doriane Viroulaud
Publié le 21 novembre 2021 à 20h00 3 minutes de lecture

Nous sommes allés à la rencontre de Spotlight, un groupe d’artistes bisontins créé en 2009 qui travaille sur du lightpainting, du Vjing et du mapping vidéo.

Le lightpainting est un principe photographique se servant de la captation de la lumière comme contenu. Pour le lightpainting, l’obturateur de l’appareil photo doit rester plus longtemps ouvert pour permettre de fixer la lumière dans l’espace.

Le VJing est un terme large qui représente la performance visuelle en direct. Les spécificités du VJing sont la manipulation ou la création de l’image en temps réel en synchronisation avec la musique.

Le mapping vidéo quant à lui, est une technologie multimédia permettant de projeter des vidéos ou de la lumière sur des bâtiments ou des structures en relief ou de recréer des univers à 360°.

Entretien.

La Loop : Quel est votre plus grand projet ?

Spotlight : Difficile de répondre à cette question, s’agit-il de notre plus grand projet en termes de budget, en termes de temps investi pour le mettre en œuvre ou en termes de personnes qui ont pu y assister… Je dirais donc que notre « plus grand projet » ce sont les balades nocturnes de la Citadelle en 2016 et 2017, pour lesquelles nous avons réalisés la scénographie (décors, lumières et projections vidéo). Ces deux projets ont été menés en collaboration avec la compagnie Teraluna durant deux étés consécutifs.

Sur ces deux projets, le travail (création, écriture, tests et représentations) s’étalaient sur une période de 5 à 6 mois pour aboutir sur un mois de représentation (2 représentations par soir, 4 soirs par semaines sur 4 semaines).

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Quel est votre dernier projet ?

Notre dernier projet en date fut la scénographie d’un tunnel à la Citadelle, appelé « la com 110», pour le week-end d’Halloween. La décoration du tunnel et la projection vidéo afin d’immerger le jeune public dans une ambiance halloweenesque.

Comment procédez-vous pour la conception d’un de vos projets ?

En général, la conception de nos projets se déroule en plusieurs étapes :

Tout d’abord nous étudions la faisabilité du projet en fonction du lieu et du contenu choisi, il s’agit donc d’une première approche technique. Ensuite, suivant le thème donné (s’il y en a un) et/ou le lieu envisagé, nous réalisons le contenu visuel (création graphiques, animations 2D et/ou 3D). Enfin, une étape de mise en place du mapping en réalisée, calage des écrans, installation des vidéoprojecteurs, installation technique (câblage, système son, … )

Comment trouvez-vous des projets à réaliser ?

Par bouche à oreille, par réseau professionnel, par réponse à des appels d’offres…

D’où vient l’idée de Spotlight ?

L’idée de Spotlight est née d’une demande de la compagnie Keishad en 2010, qui à l’époque avait besoin que nous travaillions sur la scénographie d’un spectacle proposé en extérieur pour l’événement « petites cités comtoises de caractère ». Nous sommes donc passé de simple collectif de lightpainting à un collectif de scénographie lumineuse et vidéo.

Comment se passe une journée chez Spotlight ?

Nous sommes 3 membres actifs au sein du collectif, nous avons toutes et tous un métier à côté (parfois n’ayant aucun lien avec ce que nous faisons chez Spotlight). Notre administratrice travaille à la chambre d’agriculture, notre directeur technique travaille au sein d’une structure socio-culturelle mais est en reconversion pour devenir régisseur général et en ce qui me concerne je suis graphiste et motion designer (donc plus en lien avec ce que je fais au sein de Spotlight).

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Comment se passe le financement de vos projets ?

Nos projets sont souvent des commandes (publiques ou privées) nous finançons donc nos projets à l’aide des budgets qui sont attribués.



Doriane Viroulaud

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