Portraits

“Certains sont sur Tik-Tok, moi je suis sur Behance” : Jules, étudiant et graphiste indépendant

A 20 ans et encore étudiant, Jules est déjà entrepreneur. Il a monté sa micro-entreprise de graphisme et a même lancé sa propre marque de vêtements ! Rencontre avec ce jeune bisontin plein d’ambition.

Propos recueillis par Hugo Petitjean
Publié le 4 février 2021 à 10h00 | Dernière mise à jour le 9 avril 2021 à 21h02
4 minutes de lecture

Vésulien d’origine, Jules a intégré le DUT Information-Communication à Besançon après avoir eu son bac “comme un héros au rattrapage”. À 20 ans, il a déjà monté sa micro-entreprise de graphisme pour réaliser logos, cartes de visite et flyers sur mesure. Mais il est également directeur artistique junior de sa propre marque de vêtements.

Tu es actuellement en deuxième année de DUT InfoCom. Tu souhaites bosser dans quoi plus tard ?

Mon idéal, ce serait de devenir directeur artistique en agence de pub. Mais c’est ultra compliqué parce qu’il faut un gros niveau. Du coup, je vais commencer une carrière dans le graphisme. Mais comme ça me saoule très vite et que je ne me vois pas faire ma carrière complète là-dedans, j’espère vite pouvoir évoluer. Et pourquoi pas lancer mon agence, faire un studio de création… J’ai plein d’idées !

Et en plus, tu as déjà un bon pied dedans ?

Ouais ! J’ai commencé le graphisme pour donner des coups de main par-ci par-là. Aujourd’hui, je fais ça de manière professionnelle. Il y a plusieurs personnes qui m’ont contacté pour des logos, des cartes de visite, des identités visuelles… Je suis aussi en charge de toute la partie graphique du projet de l’artiste Lympes, j’ai dessiné l’affiche du festival 1895 minutes 2021 et je suis même en train de proposer un logo pour la ville d’Arbois !

Ah oui, donc tu as déjà un sacré bagage derrière toi ! Ça a commencé comment alors ?

En fait, c’est mon père qui m’a initié à ça quand j’avais dix ans. Il faisait de la retouche photo en amateur, pour son plaisir. Il avait une tablette graphique et quand j’ai dessiné dessus pour la première fois, j’ai vu que c’était génial ! Le premier truc que j’ai su faire, c’est changer la couleur d’un truc ! Et après, j’ai regardé des tutos et des tutos. Et j’en apprends encore aujourd’hui parce que le graphisme, ça évolue tous les jours.

« Chacun son truc ! Moi, je préfère faire ça que jouer aux jeux-vidéos ! »

Aujourd’hui, tu as carrément une activité à ton compte, en micro-entreprise ?

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Oui, depuis octobre 2019. Je suis passé par une société qui fait toutes les démarches à ta place parce que je n’étais pas du tout branché paperasse administrative… Ça m’a pris deux semaines du commencement du projet à l’obtention de mon numéro de SIRET (signe de l’officialisation d’une création de structure, ndlr) alors ça a été super rapide. La micro-entreprise, c’est bien pour les gens comme moi : ceux qui ont besoin de gagner un peu d’argent sans vouloir gagner leur vie ! Du coup, tu ne peux être que gagnant.

Il y a un gros projet dont on devrait parler aujourd’hui, c’est également de Bidule, ta marque de vêtements. Ça a commencé comment ?

C’est le projet dont je suis le plus fier ! C’est mon petit bébé, que j’ai monté de A à Z. Il fallait au départ que je trouve un nom stylé. Du coup, j’ai cherché un truc drôle et décalé… comme moi ! Le bidule, c’est un truc, un machin, c’est tout à la fois, et tout le monde l’utilise. Alors je me suis dit “tout le monde parlera de ma marque”. Et le logo est né sur un brouillon au lycée.

https://twitter.com/bidulecolors/status/1277995447945170944

Sauf que ça a un peu mal commencé…

Disons que j’ai fait les erreurs de débutant parce que j’étais trop excité ! J’ai choisi un atelier de fabrication un peu rapidement et ça m’a coûté une blinde ! J’ai aussi vendu mes sweats l’été alors que personne en met à cette période. Quand je me suis mis aux t-shirts, c’était l’hiver. Bref, j’ai un peu honte de le dire, j’avoue… (il rigole).

Bon… Aujourd’hui, ça va un peu mieux, quand même ?

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Je sais pas si je vais continuer Bidule parce que c’est super dur de faire une marque quand t’es tout seul. Il faut beaucoup de moyens et le monde du textile a une concurrence énorme. Si t’as pas une bonne idée, si tu trouves pas le moyen de faire connaître la marque, ça sert à rien. Le truc positif, c’est que ça m’a permis d’avoir des connaissances de gestion, de logistique. Ça peut toujours être utile !

Jules est actuellement en pleine recherche de partenariat pour faire connaître sa marque au sein de Besançon. En tant que graphiste, il propose également la création d’un logo pour une entreprise, une association mais aussi la création de flyers, d’affiches, de bannières ou encore de cartes de visite.

Pour le contacter, vous pouvez consulter son site web, le contacter par mail ou sur les réseaux :


Propos recueillis par Hugo Petitjean

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