Culture et loisirs

Les inscriptions pour le festival 1895 minutes sont ouvertes

Pauline Gresset-Bourgeois et Loris Trullard
Le 9 janvier 2021 à 13h00, mis à jour le 31 mars 2021 à 12h31

Le festival 1895 minutes propose aux étudiants de réaliser un court-métrage en 31 heures et 35 minutes le week-end des 23 et 24 janvier. Pour sa troisième édition, sa tenue se fera en 100% distanciel.

Depuis ce mercredi 6 janvier, les inscriptions pour le festival bisontin “1895 minutes” sont ouvertes. Conçu par et pour les étudiants, ce festival de courts-métrages a lieu le week-end des 23 et 24 janvier prochain. A contexte exceptionnel, édition exceptionnelle, l’évènement se déroulera entièrement à distance.

“ Un simple numéro étudiant est nécessaire pour participer “

Léopold Jacquelin, membre de l’organisation de 1895 Minutes

Pour participer, rien de plus simple. “Du moment que vous êtes étudiants, français ou étranger, vous pouvez participer” renseigne Léopold Jacquelin, l’un des étudiants organisateurs. La seule condition est de fournir son numéro étudiant en remplissant le formulaire disponible sur les réseaux sociaux du festival.

La participation se fait en équipe, généralement de six à huit personnes. Il est aussi possible de s’inscrire seul. L’organisation se chargera alors de former, de regrouper ces inscrits en une équipe.

1895 minutes pour réaliser un court-métrage

1895 minutes, c’est l’équivalent de 31 heures et 35 minutes. Durant ce laps de temps, les étudiants doivent réaliser un court-métrage de 6 minutes maximum.

Le festival débute avec sa traditionnelle cérémonie d’ouverture. Celle-ci a lieu à 4h00 le samedi matin. Les participants et l’équipe organisatrice se retrouvent ainsi pour découvrir le thème de l’édition. “Il y aura un tirage au sort d’un des vingt sujets proposés. On s’est beaucoup amusé à faire une petite liste de thèmes, qui poussent à la création” précise Léopold Jacquelin.

Ensuite, les équipes commenceront leurs 1895 minutes de réalisation, de l’écriture du scénario au montage en passant par le tournage des scènes. Les participants ne seront pas laissés à l’abandon tout au long du week-end. “Pendant tout l’évènement, des permanences seront assurées sur les réseaux sociaux. On sera présents avec eux tout le long.”

C’est dimanche, à la fin des 1895 minutes, que le jury visionne tous les courts-métrages. La cérémonie de clôture aura lieu l’après-midi, sur les réseaux sociaux, de manière publique. “Le jury interviendra pendant le live, en direct ou non. On essaiera de tourner ça un peu comme une émission” se réjouit le chargé de relations presse du festival. L’attribution du “prix du jury”, de la “mention spéciale” et du “prix du public” a lieu à ce moment.

“ Le cinéma est disponible par tous les temps, qu’il neige, qu’il pleuve ou qu’on soit confinés”

Faire un court-métrage à distance, cela semble ardu. Pourtant, l’équipe organisatrice composée d’étudiants de l’IUT Besançon-Vesoul rappelle que “le cinéma est possible par tous les temps.” Ils précisent que “tourner chacun de son côté peut donner de nouvelles idées, c’est peut-être l’avantage de cette édition 2021.”

C’est d’ailleurs “la débrouillardise des participants” que le jury récompensera. “On impose pas de niveau aux participants, ils n’ont pas besoin de venir d’une école de cinéma. Alors ce qui retiendra l’attention des jurés, c’est comment les participants vont se débrouiller. Aujourd’hui, il est possible de filmer avec un téléphone. La qualité des appareils n’est pas le plus important.” estime Léopold Jacquelin.

Pour finir, les organisateurs ont un conseil pour les participants : “allez jusqu’au bout. Ce n’est pas facile, c’est plus de trente et une heures non-stop. Mais il faut vraiment les vivre seconde par seconde. Buvez du café, mais pas trop. Faites ça dans la bonne humeur. Allez jusqu’au bout et buvez du café !”.



Pauline Gresset-Bourgeois et Loris Trullard