Culture et loisirs

Compagnie de théâtre bisontine : Les Îles Voisines

Robin Rozier
Le 2 décembre 2020 à 10h00, mis à jour le 30 juin 2021 à 20h49

La toute jeune compagnie de théâtre bisontine, Les Îles voisines, freinée mais pas stoppée par la Covid.

Constituée de trois artistes : Léa Masson, Rémi Lapouble et Valentin François, la jeune compagnie de théâtre bisontine Les Îles Voisines, qui a vu le jour en 2018, est passée officiellement professionnelle en septembre 2020, en pleine crise sanitaire.

C’est avant tout une aventure humaine dans laquelle s’est lancée cette bande d’amis, il y a maintenant presque deux ans. Réunis autour de passions et d’intérêts communs et tous sortant d’une formation théâtrale, notamment du DEUST théâtre de l’Université de Besançon, l’alchimie humaine et artistique ne s’est pas faite prier.

La musique, le comte, les marionnettes, le théâtre d’objets sont autant de disciplines que la compagnie s’efforce de faire cohabiter. Un pari plutôt réussi, puisque leur première création Artung ! Kunst ! Biologie ! les a lancé dans la dimension professionnelle de la culture.

Un défi de plus que les trois artistes comptent bien relever en ne cessant de se réinventer.

« Nos spectacles se font avec la complicité du public, qui constitue presque un acteur de la représentation »

Bien que très productif la crise sanitaire généralisée a freiné considérablement la compagnie avec notamment plusieurs annulations de représentations publiques et de festivals.

Les mesures sanitaires de ce deuxième confinement leur permettent tout de même de se déplacer pour leurs répétitions : la compagnie étant actuellement en résidence artistique à La Cartonnerie à Arbois.

« Covid ou pas Covid, c’est compliqué pour les artistes »

Le plus dur avec cette crise, c’est l’impossibilité de se déplacer et donc de faire des rencontres. Or on le sait, « c’est bien en ayant un carnet d’adresses bien rempli qu’on peut espérer rester en vie » confiera Rémi.

Ces jeunes artistes n’ont pas atteint le quota d’heures demandées pour prétendre à l’intermittence, mais espèrent tout de même pouvoir percevoir l’aide de 1500 euros mise à disposition par la caisse sociale des intermittents du spectacle. Ceux-ci commencent déjà à cotiser.

« Ce que nous voyons actuellement dans le monde du théâtre est une réaction de survie à une crise, mais ne constitue pas forcément le théâtre de demain »

Les membres de la compagnie Les Iles Voisines relativisent, puisqu’en regard de certains autres pays les artistes français restent tout de même bien lotis. La culture existe par essence et les Hommes la feront vivre, sous n’importe quel moyen.
Même si le virus met quelques bâtons dans les roues, les artistes se disent prêt à continuer d’avancer.



Robin Rozier