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La fin de la saison des allergies en Bourgogne Franche-Comté

Jeanne Paguet
Le 1 décembre 2021 à 9h15, mis à jour le 6 décembre 2021 à 12h58

Après avoir enregistré et informé sur les pics de pollens de la saison, Atmo Bourgogne-Franche-Comté, organisme publique chargé de mesurer et de communiquer sur de la qualité de l’air de la région, nous parle de cette période difficile pour les personnes allergiques.

Atmo Bourgogne-Franche-Comté, organisme public chargé de mesurer et de communiquer sur de la qualité de l’air de la région, s'exprime sur cette période difficile pour les personnes allergiques.

L’hiver est là. Avec lui, c’est la fin de la période pollinique et des allergies. Après avoir enregistré et informé sur les pics de pollens de la saison, Atmo Bourgogne-Franche-Comté (organisme public chargé de mesurer et de communiquer la qualité de l’air de la région) nous parle de cette période difficile pour les personnes allergiques.

Les caractéristiques de cette saison pollinique

Dans la région, la période des allergies débute fin janvier et peut se terminer jusqu’à fin septembre. Hélène Tissot, chargée de mission à Atmo BFC explique que les bouleaux pollinisent fin mars-avril et sont relativement allergisants. « Cette année, on a eu une alerte de trois semaines sur ce pollen. Les personnes allergiques avaient des symptômes très importants. » En mai-juin, il y a les graminées. Durant le printemps 2021, ça a été une saison plutôt pluvieuse et donc la pollinisation a été assez longue (plus de quatre semaines). La dernière période allergique est celle liée à l’ambroisie, qui n’est pas encore très présente en Franche-Comté mais plus en Bourgogne. Il s’agit d’une plante invasive très allergisante qu’on retrouve plutôt dans le sud de la région. « Cette plante est assez récente sur le territoire et on n’a pas encore beaucoup de personnes allergiques mais il y a quand même un fort risque. »

Conséquences de ces allergies

Les personnes allergiques sont plus ou moins sensibles, à une ou plusieurs allergies et peuvent avoir des symptômes différents. Cela peut aller des yeux qui piquent, au nez qui coule, à des difficultés respiratoires, cela peut aussi accentuer des crises d’asthme, etc. « Le masque, pour cela, à son avantage, parce qu’en plus de protéger de la COVID, il peut aussi aider à filtrer les pollens » déclare Hélène Tissot. Les allergies restent, dans tous les cas, assez dérangeantes et l’on considère que 30% de la population est allergique (au pollen, aux animaux, aux acariens, etc), un chiffre en augmentation. De plus, ces allergies ont aussi un coût sanitaire car il faut acheter des médicaments, consulter un médecin ou un allergologue et peut-être traiter cette allergie. C’est donc enjeu majeur et une préoccupation pour l’agence régionale de santé et pour Atmo BFC.

Attentes d’Atmo Bourgogne-Franche-Comté pour le printemps 2022

Comme chaque année, suivant l’hiver, le printemps peut démarrer plus ou moins tôt. Hélène Tissot explique que « ces dernières années les hivers sont assez cléments : il ne fait pas trop froid donc les plantes pollinisent de plus en plus tôt. Ce sont les noisetiers que l’on retrouve en début de saison, et habituellement, début février. Cela fait cependant quelques années qu’ils pollinisent dès début janvier ». Atmo BFC s’attend donc sur la mi-janvier à des risques allergiques liés aux noisetiers si l’hiver est clément, et s’il est un peu plus rude, selon la zone, cela sera plutôt en début février. Au printemps, démarrera la pollinisation de tous les arbres confondus, comme les bouleaux qui sont les plus allergisants. Sur la fin du printemps et l’été, recommenceront les graminées qui rassemblent toutes les herbes, pour enfin finir sur l’ambroisie.

Plus d’informations sur le site https://www.atmo-bfc.org/.

Progrès technique dans la mesure de la qualité de l’air

Pour surveiller les pollens, il faut utiliser des capteurs qui prélèvent en continu mais dont les mesures doivent être analysées par un opérateur avant d’être communiquées, ce qui créer un décalage entre la mesure et la diffusion de l’information. Aujourd’hui, ce qui se développe de plus en plus, ce sont les micros-capteurs qui pourraient à terme remplacer l'expertise humaine en analysant en direct les pollens de l'air. Les informations pourront alors être diffusées et accessibles au grand public en direct par smartphone via une application indiquant les pollens les plus allergisants et le risque associé. Une innovation qui va beaucoup aider les personnes allergiques au quotidien.
Hélène Tissot, chargée de mission à Atmo BFC


Jeanne Paguet