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Dispositif exceptionnel de secours au musée d’archéologie de Besançon ce mardi après-midi

Hugo Petitjean
Le 24 mai 2022 à 14h23, mis à jour le 25 mai 2022 à 9h16

Pas de panique ! Si vous entendez hurler des sirènes et si vous apercevez des pompiers sur la place de la Révolution ce mardi après-midi, il ne s'agit pas d'un incident, mais d'un exercice de secours organisé par la préfecture du Doubs en collaboration avec la ville de Besançon. L'objectif des secours pour cet exercice : simuler la mobilisation du plan ORSEC et mettre à l'abri les œuvres du musée suite à un incendie.

Un plan pour protéger les œuvres du musée en cas d’incendie

Au cours de l’année 2021, le musée des Beaux-Arts et d’Archéologie a élaboré, en collaboration avec les pompiers, un plan de sauvegarde des œuvres (PSO). Ce plan « évalue les moyens humains pouvant être mobilisés en interne et en externe, repère les biens et locaux à protéger, définit les priorités de protection et d’évacuation des biens et leurs contraintes d’évacuation », précise la ville de Besançon dans un document distribué aux curieux sur place.

Profitant du jour de fermeture hebdomadaire du musée, c’est dans le cadre de ce plan qu’un grand exercice exceptionnel a été organisé par la préfecture du Doubs ce mardi 24 mai au musée des Beaux-Arts et d’Archéologie de Besançon. « Cette manœuvre vise principalement à tester ce nouveau plan de sauvegarde des œuvres mis en place par le musée », explique la Préfecture du Doubs. Le but étant de voir si les équipes sont suffisamment entrainées et renseignées pour manipuler avec précaution, mais dans l’urgence, des œuvres d’art de grande valeur en cas d’incendie dans le musée.

« L’incendie survenu en avril 2019 à la cathédrale Notre-Dame de Paris montre qu’il est important d’établir de tels plans et de s’entrainer à les mettre en œuvre », nous précise-t-on sur place. Pour tout musée, et c’est une consigne du ministère de la Culture, il est prioritaire de mettre en place ces plans de sauvegarde des œuvres.

Du remue-ménage autour du musée

En raison de cette organisation de grande ampleur, la préfecture du Doubs avait conseillé aux piétons d’éviter les abords du musée ce mardi après-midi pour garantir le bon déroulement de la manipulation.

Sur place, de nombreux pompiers, policiers nationaux et municipaux, ainsi que les services de la préfecture du Doubs étaient sur place pour prendre part à l’exercice. Plusieurs véhicules de pompiers, dont un FPT (fourgon pompe-tonne) et une EPA (échelle pivotante automatique) ont été mobilisés. Cette grande échelle, placée sur le côté du musée, devant le cinéma Mégarama, a notamment permis aux pompiers d’accéder au toit du musée en quelque secondes.

De nombreux passants avaient choisi également d’admirer le travail d’équipe des secours, non sans une certaine inquiétude pour certains qui ont mis du temps à comprendre qu’il s’agissait d’une situation fictive. Heureusement, la préfecture avait disposé plusieurs grandes affiches indiquant qu’il s’agissait d’un exercice.

On a été missionnés pour aller à la rencontre des gens et leur expliquer qu’il s’agit d’un exercice pour éviter la panique ou la diffusion de fausses informations sur les réseaux sociaux

Une employée de la ville de Besançon

Sur place, la ville de Besançon nous avait confirmé que l’exercice prendrait fin ce mardi soir à 18h. Selon cette même source, le musée du temps devrait subir le même exercice lors de sa réouverture avant la fin d’année 2022.



Hugo Petitjean

HISTORIQUE

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