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Pas de répit pour les Josettes !

Le nouveau collectif a du mal à suivre toutes les demandes des jeunes. En cause : les mesures de confinement, et l’augmentation de la précarité chez les étudiants.

Par Hugo Petitjean
Publié le 26 novembre 2020 à 10h00 | Dernière mise à jour le 31 mars 2021 à 12h20 2 minutes de lecture

Le nouveau collectif a du mal à suivre toutes les demandes des étudiants précaires. Habituellement, les Josettes distribuent régulièrement des produits d’hygiènes à ceux qui ne peuvent pas s’en procurer. Mais là, ça coince. En cause : une forte hausse des demandes en raison du confinement.

Une trop forte demande

“Le problème, c’est qu’il n’y en a pas pour tout le monde”

Viviane Aymonin, bénévole des Josettes

C’est par un mail que Les Josettes l’ont annoncé : il est compliqué en ces temps difficile de servir tout le monde. “Nous mettons tout en œuvre pour répondre au maximum à vos besoins, mais le collectif des Josettes n’est pas une épicerie”, explique le mail reçu dans toutes les boites mails universitaires des étudiants bisontins.

Ce mail fait suite à une distribution il y a deux semaines, au cours de laquelle les Josettes n’ont pas pu servir tout le monde. Alors dès aujourd’hui, elles mettent les bouchées doubles pour pouvoir satisfaire tout le monde lors de la prochaine distribution. “On veut faire une grosse redistribution avant les fêtes de Noël, pour que tout le monde ait des vêtements chauds et des produits d’hygiène”, explique Viviane Aymonin, étudiante et co-fondatrice du collectif.

20 % des étudiants sous le seuil de pauvreté

Et les demandeurs sont plus nombreux qu’on ne le croit. L’année dernière, près de 20% des étudiants français vivaient sous le seuil de pauvreté, selon la Confédération Française Démocratique du Travail (CFDT).

Alors les Josettes insistent : n’hésitez pas à les contacter ! Dans l’autre sens, vous pouvez également donner à l’association, comme le font une grande partie des membres de l’Université. “On a énormément de dons d’étudiants, mais aussi de profs et de personnel de la fac”, précise Viviane.

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Un collectif tout nouveau, tout beau

Le collectif a été fondé par quatre étudiantes en master 2 d’histoire à la rentrée de septembre. “On a eu cette idée-là parce qu’on a vu les étudiants galérer. On a tenté l’année dernière une première collecte de vêtements qui a super bien marché, alors on a concrétisé le projet”.

Aidé par d’autres étudiants et d’autres associations, Les Josettes distribuent à tous les jeunes en difficulté des produits d’hygiènes, type gels douches, tampons ou serviettes hygiéniques. “En temps normal, on est là toutes les semaines à la fac de Mégevand”. Pendant le confinement, le collectif essaye de maintenir sa présence une fois par mois.



Par Hugo Petitjean

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