Besançon regroupe plus de 350 restaurants répartis entre la Boucle historique, le quartier Battant et les faubourgs. Tables gastronomiques avec produits du terroir, bistrots créatifs, brasseries comtoises, cuisines du monde, adresses végétariennes : chaque budget et chaque envie trouvent leur place dans la capitale franc-comtoise.
Tables gastronomiques : le terroir sublimé
La scène gastronomique bisontine repose sur un principe simple : des chefs qui travaillent en circuit court avec les producteurs du Haut-Doubs et du Jura. Comté affiné, morilles de printemps, vin jaune, poissons de rivière composent la base de menus dégustation renouvelés chaque saison.
Le Loiseau du Temps, installé dans l’ancien Conservatoire (bâtiment classé du XVIIIe siècle), incarne cette ambition. Cinquième adresse du groupe Bernard Loiseau, ce restaurant ouvert en 2023 propose une cuisine bistrotière et gourmande sous la direction de Blanche Loiseau. Au menu : escargots en marmite à la cancoillotte, fricassée de volaille, côte de porc de Côte-d’Or gratinée à la tomme du Jura. Les menus évoluent au rythme des saisons et mettent la Bourgogne-Franche-Comté au centre de l’assiette.
Autre adresse référencée au Guide Michelin : Les Gamins, néobistrot contemporain du centre-ville porté par Arnaud Billerey depuis 2016. La carte, largement dictée par le marché, propose des assiettes comme l’oeuf poché au paprika fumé et émulsion de maïs ou le pluma de porc au guacamole, kiwi et chimichurri. Carte des vins orientée bio, dominante Bourgogne et Jura.
Budget : 50 à 100 euros par personne pour un repas complet avec accord mets-vins. Réservation indispensable le week-end.
Bistronomie : créativité à prix accessible
Le mouvement bistronomique a pris racine à Besançon ces dernières années, porté par de jeunes chefs installés dans le quartier Battant et autour de la Grande Rue. Le concept : des produits frais, une carte courte qui tourne chaque semaine, et des assiettes soignées sans le formalisme de la grande gastronomie.
LauMas, par exemple, défend une bistronomie contemporaine avec des associations de saveurs qui sortent des sentiers battus. La Petite Adresse et le Bistrot Champagney, tous deux rue Battant, jouent la carte de l’intimité avec des salles de moins de 30 couverts où le chef échange directement avec les clients.
Le midi, ces tables affichent des formules entrée-plat ou plat-dessert entre 15 et 22 euros. Le rapport qualité-prix grimpe encore d’un cran par rapport au service du soir.
Budget : 25 à 45 euros le soir. Le vendredi et le samedi, ces adresses affichent complet dès le mercredi. Réservez 48 heures à l’avance minimum.
Brasseries et cuisine franc-comtoise
Les classiques du terroir
Pour goûter les spécialités franc-comtoises dans leur version brasserie, direction les établissements de la Boucle. Salade comtoise avec sa Morteau grillée et ses copeaux de Comté, fondue au vin blanc, croûte aux morilles en saison, coq au vin jaune : les cartes reprennent le répertoire régional avec des produits sourcés localement.
Certains restaurants occupent des bâtiments historiques aux salles voûtées en pierre. Le cadre ajoute une dimension patrimoniale au repas, particulièrement dans les rues Pasteur, Mégevand et autour de la place Granvelle.
Budget : 18 à 35 euros. Le plat du jour tourne entre 12 et 16 euros et reste le meilleur choix pour découvrir la cuisine locale au quotidien.
Brasseries de quartier
Hors du centre, chaque quartier possède ses adresses de proximité. Du côté de Rivotte, Palente ou Chaprais, des brasseries sans prétention servent une cuisine généreuse : entrecôtes, tartares, poissons du jour, et toujours un plat comtois à la carte.
L’ambiance y est familiale. Ces tables attirent surtout des habitués, loin des circuits touristiques. Les formules du midi tournent autour de 14 euros pour une entrée-plat-dessert.
Budget : 15 à 25 euros par personne.
Cuisines du monde : une offre diversifiée
La diversité culturelle de Besançon, ville universitaire de plus de 120 000 habitants, se retrouve dans ses restaurants.
| Cuisine | Quartiers principaux | Budget moyen |
|---|---|---|
| Italienne (pizzas feu de bois, pâtes fraîches) | Centre-ville, Battant | 15 – 30 € |
| Japonaise et asiatique | Rue de Belfort, centre | 10 – 20 € |
| Orientale et méditerranéenne | Battant, République | 12 – 25 € |
| Street food (burgers, tacos, poke bowls) | Centre, Chaprais | 10 – 18 € |
Sur le terrain, les formules du midi des restaurants asiatiques restent parmi les plus compétitives de la ville : entre 10 et 13 euros pour un repas complet. Les pizzerias artisanales du quartier Battant rivalisent avec les grandes villes sur la qualité des cuissons au feu de bois.
Marchés et cuisine de rue
Les marchés de Besançon, notamment celui de la place de la Révolution (mardi, vendredi, samedi), rassemblent des traiteurs qui vendent tourtes, quiches, plats mijotés, fromages et charcuteries à emporter.
En été, les quais du Doubs et l’esplanade des Droits de l’Homme accueillent régulièrement des food trucks et des événements culinaires éphémères, notamment pendant les festivals bisontins.
Adresses végétariennes et healthy
Besançon, ville attachée à son terroir carné et fromager, a vu émerger plusieurs adresses dédiées aux régimes végétaux. En 2026, l’offre couvre désormais tout le spectre.
Veggie’s Corner, dans la Boucle, est le seul restaurant 100 % vegan de la ville. Basilic Instant, au 93 rue des Granges, propose une cantine végétarienne, vegan et sans gluten ouverte du lundi au samedi midi. L’Unalôme, rue Rivotte, complète le tableau avec une carte végétarienne de saison.
Ces trois adresses partagent un même choix : approvisionnement bio, produits locaux issus des maraîchers de la périphérie bisontine et des AMAP régionales.
Budget : 12 à 22 euros. Les formules du midi (soupe, plat, dessert) tournent autour de 14 euros.
Salad bars et coffee shops
Autour de la place Granvelle et dans la Grande Rue, des salad bars et coffee shops proposent bowls, salades composées, jus pressés à froid et pâtisseries vegan. Ces lieux attirent une clientèle étudiante — Besançon accueille plus de 30 000 étudiants à l’université de Franche-Comté.
Budget : 8 à 15 euros.
Guide pratique : quartiers, horaires, réservations
Carte des quartiers gourmands
| Quartier | Type de restaurants | Ambiance |
|---|---|---|
| Centre historique (Boucle) | Gastronomique, brasseries, terroir | Animée, patrimoniale |
| Battant | Bistronomie, bars à vins, world food | Bohème, intimiste |
| Rivotte | Petites adresses, végétarien | Calme, résidentielle |
| Granvelle / Pasteur | Coffee shops, salad bars, terrasses | Jeune, décontractée |
| Chaprais | Brasseries, traiteurs, marché | Familiale |
Horaires standards
La majorité des restaurants bisontins servent le déjeuner de 12h à 14h et le dîner de 19h à 21h30. Le service continu reste rare. Le lundi est le jour de fermeture le plus courant : vérifiez systématiquement avant de vous déplacer.
Quand réserver ?
- En semaine : pas obligatoire pour les brasseries. Recommandé pour les tables bistronomiques et gastronomiques.
- Week-end : réservez systématiquement. Les meilleures tables affichent complet dès le jeudi.
- Périodes de pointe : Foire comtoise (mai), festivals d’été, fêtes de fin d’année. Anticipez de plusieurs jours, voire semaines.
Le menu du midi : le meilleur levier
Le menu du midi reste le moyen le plus efficace de tester une table de qualité à prix réduit. La plupart des restaurants, y compris les gastronomiques, affichent des formules entre 15 et 25 euros. Sur une année, un habitué qui déjeune dehors deux fois par semaine économise entre 30 et 50 % par rapport au tarif du soir.
Prochaine étape
Listez trois quartiers qui correspondent à vos goûts : Battant pour la bistronomie, la Boucle pour le terroir, Granvelle pour le healthy. Testez une adresse par quartier sur trois midis consécutifs. Comparez les formules déjeuner. Besançon livre ses meilleures tables à ceux qui explorent au-delà des résultats de recherche.